Contre l'incendie

MOYENS DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE

I- Eclairage de sécurité :

En cas de disparition de l'alimentation normal, l’éclairage de sécurité est alimenté par une source de sécurité d’une autonomie d’1 heure au moins.

L’éclairage de sécurité a deux fonctions :

- Éclairage d’évacuation :

Cette disposition s'applique aux locaux recevant cinquante personnes et plus et aux locaux d'une superficie supérieure a 300 m² en étage et au rez-de-chaussée et 100 m² en sous-sol.

Éclairage d'ambiance ou d'anti-panique

II- Moyens de lutte contre l’incendie :
1- Bouches, poteaux d'incendie et points d'eau

La bouche d'incendie est un appareil de robinetterie, raccordé à un réseau d'eau sous pression enterré ou protégé et permettant le branchement au niveau du sol du matériel mobile des services de lutte contre l'incendie.
Un poteau d'incendie est une installation analogue à la bouche d'incendie mais dont les prises sont disposées au-dessus du sol.
Les bouches et les poteaux d'incendie peuvent être alimentés soit par un réseau de distribution publique d'eau, soit par un réseau d'eau sous pression privé. Les bouches et poteaux d'incendie sont normalisés.

Les bouches d'incendie :
La bouche d'incendie normalisée est incongelable; elle est munie d'une prise de 100 mm de diamètre ; elle est prévue pour être utilisée sur les circuits hydrauliques sous pression maximale en service de 16bars. Le débit nominal mesure a la prise doit être de 60 m3/h.
La bouche d'incendie est désignée par le diamètre nominal de la prise, le mode de raccordement (bride fixe ou orientable) et le diamètre nominal de raccordement de l'orifice d'entrée et la profondeur de raccordement. La profondeur de raccordement est la distance en mm entre le niveau théorique du sol et l'axe de l'orifice d'alimentation de la bouche d'incendie.

Les poteaux d'incendie :
Les poteaux d'incendie normalisés sont incongelables, ils possèdent selon le modèle :
- Poteau de 100 : une prise centrale de 100 mm et deux prises latérales de 65 mm ; leur débit nominal est de 60 m3/h ;
 - Poteau de 2 x 100 : deux prises latérales de 100 mm et une prise centrale de 65 mm ; leur débit nominal est de 120 m3/h ;
- Poteau de 65 : une prise centrale de 65 mm ; leur débit nominal est de 30 m3/h ;
- Ils sont prévus pour être utilisés sur des circuits hydrauliques sous pression maximale en service 16bars.

Hormis leurs caractéristiques dimensionnelles, les poteaux d'incendie peuvent se distinguer de la manière suivante. Ils peuvent être munis d'un système de vidange soit automatique soit semi-automatique. Les prises peuvent être exposées a vue et le poteau est dit ≪ a prises apparentes ≫. Lorsqu'elles sont protégées par un capotage, il est dit ≪ sous coffre ≫.
Les poteaux peuvent être équipés d'un dispositif empêchant la rupture des canalisations en cas de renversement (accident de circulation par exemple), dans ce cas ils sont dits ≪ renversables ≫ ; dans le cas contraire, ils sont ≪ non renversables ≫.
Les poteaux d'incendie doivent être peints en ≪ rouge incendie ≫ normalisés et portés :

- La marque ou le sigle du fabricant ;
- Sur le couvercle, le sens et le nombre de tours d'ouverture ;
- Les deux derniers chiffres de l'année de fabrication.

Implantation et installation :
Un poteau d'incendie doit être situé à une distance comprise entre 1 et 5 m du bord de la chaussée accessible aux véhicules des services d'incendie et de secours, de manière à ne pas gêner la circulation des piétons. Il peut être mis à l'abri des chocs éventuels lies à la circulation automobile par un système de protection (murette, barrière). Le poteau doit être orienté de manière à faciliter la mise en place et la manœuvre des tuyaux.
Une bouche d'incendie doit être située au plus à 5 m du bord de la chaussée accessible aux véhicules des services d'incendie et de secours, sur un emplacement le moins vulnérable possible au stationnement des véhicules. Cet emplacement est signalé par une plaque normalisée. Un espace libre de 0,50 m de rayon doit être ménagé autour du carré de manœuvre.
Les bouches et les poteaux d’incendie sont évalués en fonction des risques.

2- Robinets d'incendie armés :

Les Robinets d’incendie armés doivent être :

Conformes aux normes en vigueur et maintenus à l'abri du gel ;
Placés à l'intérieur des bâtiments, le plus près possible et à l'extérieur des locaux à protéger ;
Installés pour que toutes les parties des locaux puissent être atteintes par un jet de lance (ou par deux jets dans les locaux à risques importants) ;
- Signalés, s'ils sont placés dans un recoin ou un placard (non verrouillé), et constamment dégagé;
- Entourés d'un volume de dégagement suffisant pour que le déroulement et l'enroulement puissent se faire sans difficultés ;
- Alimentés de préférence par le réseau de distribution d'eau publique ;
- Alimentés de manière que la pression dynamique au robinet le plus défavorisé ne soit pas inférieure à 2,5bars lorsque quatre robinets à incendie armés fonctionnent simultanément (contrôlé par manomètre).

3- Colonnes sèches :

Les colonnes sèches sont imposées dans les établissements dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 18 m de hauteur par rapport au sol accessible aux engins des sapeurs-pompiers.

Les colonnes sèches doivent :

- Etre conformes aux normes en vigueur;
- Comporter des prises d'incendie placées dans les escaliers ou dans leurs dispositifs d’accès sans faire saillie dans le cheminement ;
- Etre munies de dispositifs de vidange et de purge d'air ;
- Avoir des raccords d'alimentation au niveau d'accès du bâtiment qui doivent être Accessibles en permanence, signalés, avec une pancarte indiquant l'escalier desservi et a moins de 60 m d'une bouche ou d'un poteau d'incendie.


              

4- Colonnes en charges (dites colonnes humides) :

Les colonnes humides peuvent être imposées dans certains établissements importants.
Les colonnes humides et leurs dispositifs d'alimentation doivent :
-  Etre conformes aux normes ;
- Comporter des prises dans les escaliers ou accès aux escaliers sans faire saillie dans le cheminement ;
- Assurer à chaque niveau une alimentation de 60 m3/h sous une pression de 4,5 à 8,5 bars, par suppresseurs et réservoirs si nécessaires, pendant la durée SF (Stable au Feu) du bâtiment (1 heure au minimum) ;
- Pouvoir être réalimentés au niveau d'accès des sapeurs-pompiers à partir de deux raccords de 65 mm par colonne humide, placés a moins de 60 m d'une bouche ou d'un poteau d'incendie (emplacement signale par une pancarte).

III- Installations d'extinction automatique :

1- Eau Sprinklers ≫ :

Une installation d'extinction automatique à eau (sprinklers) peut être imposée dans tout ou partie d'un bâtiment.Les locaux ainsi protégés doivent être isoles du reste du bâtiment dans les mêmes conditions que les locaux à risques particuliers.
L'installation doit être conforme aux normes, et réalisée par des entreprises spécialisées et qualifiées. Les sources d'eau, les pompes ou les surpresseurs, doivent être conformes aux normes. L'alimentation électrique de sécurité pour lesdits suppresseurs doit être conforme aux dispositions des Installations de sécurité. Les vannes de barrage doivent être signalées et accessibles aux sapeurs-pompiers. Les débits aux points les plus défavorisés doivent pouvoir être contrôlés.

2- Autres agents extincteurs :

Des installations fixes ou mobiles mettant en œuvre divers agents extincteurs peuvent être prévues pour la défense de tout ou partie des locaux accessibles au public ou non d'un établissement. Elles doivent être conformes aux normes en vigueurs.

3- Appareils mobiles :

Les établissements doivent être dotes d'appareils mobiles tels que :

- Seaux-pompes d'incendie,
- Extincteurs portatifs,
- Extincteurs sur roues,

Pour permettre au personnel et éventuellement au public d'intervenir sur un début d'incendie. Ces appareils doivent être conformes aux normes les concernant.

4- Implantation des extincteurs :

Afin de faciliter sa localisation tant par le personnel que par le public, il doit être de couleur rouge.
Un extincteur doit faire l'objet d'une vérification annuelle. Il doit être marque d'une étiquette clairement identifiable apposée par la personne ou l'organisme ayant réalisé cette dernière. Les mois et les années des vérifications doivent apparaître sur l'étiquette.
Un plan d'implantation des extincteurs et un relevé des vérifications doivent être portes au registre de sécurité.
Les extincteurs doivent être repartis de préférence à proximité des dégagements, dans des endroits visibles et facilement accessibles. Ils peuvent être protégés à condition de faire l'objet d'une signalisation claire. Ils ne doivent pas apporter de gène a la circulation des personnes et leur emplacement.

Les extincteurs portatifs sont judicieusement repartis et appropries aux risques. Il y a un minimum d'un appareil pour 200m² et par niveau ou en raison d’un extincteur chaque 15 mètre linéaire, avec un minimum de deux par établissement. Ils doivent être accroches à un élément fixe, avec une signalisation durable, sans placer la poignée de portage a plus de 1,20m du sol.