1- Coffrage traditionnels bois :
La valeur
du coffrage représentant en moyenne, le tiers du prix de revient du B.A. il
faut d'efforcer de réaliser des ensembles économiques, mais qui doivent
toutefois satisfaire à d'autres impératifs tels que résistance, stabilité,
étanchéité, parement.
2- Coffrage et échafaudage :
Les
coffrages et échafaudages présenteront une rigidité suffisante pour résister
sans tassements ni déformations nuisibles, aux charges, surcharges et efforts
de toute nature qu'ils sont exposés à subir pendant l'exécution des travaux et,
notamment aux efforts engendrés par le serrage du béton.
Dans le cas
où il ne s'agit pas de dispositions courantes et confirmées par l'usage, ces
coffrages et échafaudages devront faire l'objet de dessins faisant partie du
projet d'exécution.
Les coffrages devront être suffisamment étanches, afin que
le serrage par vibration n'entraîne pas la perte d'une partie appréciable du
ciment.
Les matériaux :
On distingue :
- Les éléments de moulage,
assurant la forme du bâton : planches 27 mm, 34 mm, le contre-plaqué, les
panneaux préfabriqués, les panneaux de fibres de bois comprimées (Isorel ou
analogues) tuyaux ciment ou éternité (poteaux).
- Les éléments d'étaiement,
supports du moule : bastings, chevrons, rondins, étais métalliques, poutrelles
extensibles, coffrages extensibles.
L'emploi
des éléments métalliques permet d'obtenir économiquement des coffrages très
stables surtout lorsqu'il s'agit de supporter un moule à grande hauteur.
- Les éléments de raidissement
- Contreventement :
planches, chevrons, bastings.
- Les accessoires divers :
pointes, serre-joints, cales, tortillards, entretoises préfabriquées, tendeurs
à clavette..
formats normalisés du contre-plaqué :
Notons qu'il est possibles de trouver
des contre-plaqués revêtus en usine (caoutchouc, polyester, lamifié...)
présentant des avantages très appréciables : pas de déformation du bois, moins
d'huile de décoffrage, parement très lisse, prolonge la vie du coffrage,
améliore l'étanchéité.....
3- Qualités des coffrages :
- Robustesse, résistance à la
pression du béton, chocs, vibration,
- Stabilité,
- Etanchéité,
- Economie, le prix d'achat
ou de fabrication devant être évidemment en rapport avec le nombre de réemplois
prévus ou possibles.
- Le contre-plaqué :
Utilisé
d'une façon rationnelle, le contre-plaqué répond aux exigences de sécurité et
de qualité pour la plupart des ouvrages de coffrages.
Avantages :
-
Résistant.
-
Clouage facilement sans
risque de fente.
-
Stabilité, ne gauchit pas.
-
Légèreté (panneau 2,50 x
1,22 x 15 mm = 26 kg).
- Nombreux réemplois :
Exemple : pour un ouvrage avec un fini de qualité : 5 à
20 réemplois,
pour
un ouvrage en fondation : 50 à 100 réemplois.
Ces
quantités dépendent évidemment du soin apporté au décoffrage, manutention,
entretien.
- Moins de joints, donc plus
étanche. Possibilité de joindre les feuilles posées bord à bord avec un ruban
collant (type scotch).
- Facile à cintrer, à scier,
forer, rainurer.
- Face lisse, assurant au
béton une surface uniforme.
- Facilité d'entretien.
- Inventaire facile.
- Moins d'espace de
rangement.
Ces
nombreux avantages doivent permettre au métreur d'établir des prix de revient
très intéressants, bien que le contre-plaqué soit plus cher à l'achat.
Cependant, il n'est pas intéressant
d'employer le contre-plaqué des éléments de dimensions réduites au nombre de
réemploi limité (surtout après l'arrachage des pointes).
- Exactitude des dimensions,
- Aptitude à une mise en
place aisée des armatures,
- Aptitude à un bon
remplissage,
- Possibilité de réaliser les
parements désirés,
- Résistance à la
détérioration, à l'humidité ou au contact du béton frais,
- Facilité d'entretien.
Certaines
de ces qualités sont déterminantes pour le choix du matériau et la réalisation
du coffrage.
4- Les revêtements de coffrage :
Tous les
coffrages sont susceptibles de recevoir un revêtement aussi bien les coffrages
en bois, en contre-plaqué, en aggloméré, que les coffrages métalliques, les
moules en béton, ou même les tables de préfabrication (pour les revêtements
résistant à la chaleur).
Ces
revêtements de coffrages cherchent, avec plus ou moins de succès, à apporter
les améliorations suivantes :
1) Donner au béton une surface encore plus lisse, ce qui permet d'appliquer
les peintures sur les murs sans nécessiter d'enduisage.
2) Permettre un mouillage parfait du coffrage par le béton et
diminuer ainsi les risques de bullage en parement.
3) Renforcer les bords du coffrage pour les rendre moins sujets aux
épaufrures et aux écornages à condition que les bords soient bien dressés. On
évite ainsi la formation de balèvres sur le parement du béton et les pertes de
laitance. Théoriquement, l'emploi de bandes adhésives pour le raccord entre
panneaux se trouve facilité, ce qui permet la aussi de diminuer les effets des
écornages légers ; mais pratiquement l'adhérence de ces bandes sur coffrages
huilés est problématique.
4) Faciliter le décoffrage en évitant que le béton pénètre et
s'accroche dans les fibres de bois. Il faut noter cependant que les revêtements
donnent parfois des parements tellement
lisses qu'ils ont tendance à retenir le coffrage par effet de ventouse
et que l'emploi des huiles facilite sensiblement le décoffrage, à moins qu'il
soit possible de décoffrer en soufflant de l'air comprimé entre coffrage et
béton. A l'heure actuelle, pratiquement, seuls les revêtements à base de
silicones ne nécessitent pas d'huilage avant bétonnage, mais ils en sont
toutefois encore au stade expérimental.
5) Assurer au coffrage une surface lisse et diminuer la porosité du
bois ce qui permet de réduire considérablement la quantité d'huile à appliquer.
Mais il faut bien noter que, dans la majorité des cas, ils ne dispensent pas
d'huiler le coffrage.
6) Réduire ou supprimer les nettoyages entre deux bétonnages.
7) Tendre à stabiliser le bois. Le revêtement étanche empêche
l'humidité de pénétrer et de déformer le bois, mais il est toujours préférable
d'appliquer un revêtement sur les deux faces pour assurer la symétrie des
migrations d'eau quitte à prévoir un revêtement moins coûteux sur la face non
coffrante.
8) Si le coffrage présente des trous par suite d'une utilisation
précédente ou si sa planéité est altérée par un creux dû à des chocs ou par une
rayure, il est possible de le réparer à l'aide d'un mastic et d'une nouvelle
couche de revêtement. Cette réparation est d'ailleurs indispensable, si non le
revêtement se détériore complètement de façon très rapide.
9) Permettre une économie. Le revêtement accroît la résistance à
l'usure du coffrage et multiplie le nombre de réemplois. Mais la longévité du
coffrage dépend énormément du soin apporté lors de l'application du revêtement
(préparation de la surface, humidité du panneau, nombre de couches, traitement
des bords du coffrage) et du soin avec lequel on l'utilise : clouage,
déclouage, décoffrage, circulation du personnel et du matériel, nettoyage,
stockage..
10) Les revêtements appliqués en usine sur contre-plaqué sont de
qualité supérieure et plus constante (à chaud, sous pression..). Le travail sur
chantier se trouve réduit à une simple peinture d'entretien.
5 - Les coffrages métalliques :
L'emploi
des coffrages métalliques réduit une partie des inconvénients des coffrages en
bois (main d'oeuvre importante, réemplois limités, chutes élevées et
inévitables), mais leur prix d'achat est très élevé et ils n'offrent qu'un
intérêt restreint pour les travaux courants du bâtiment sauf s'il s'agit de
l'exécution répétée d'éléments toujours identiques.
En
effet, la condition essentielle d'emploi du coffrage métallique est la
possibilité de le réemployer un certain nombre de fois. Cette grande capacité
de réemploi donne à l'utilisateur l'assurance que, quelle que soit l'importance
d'un seul chantier, le même matériel de coffrage remplira son office pendant
toute la durée des travaux.
Les
problèmes de rotation des coffrages sont plus facilement résolus en tenant
compte, évidemment de la nature de la construction et du planning d'avancement
des travaux.
Le
poids souvent très élevé des panneaux nécessite des engins de levage mais ceci
ne peut être considéré réellement comme un inconvénient, tous les chantiers,
même moyens, possèdent leurs grues. Par contre, il faut prendre quelques
précautions par temps froid où le métal risque de ne pas protéger suffisamment
le béton.
Ces
coffrages disposent d'accessoires très étudiés qui permettent des clavetages et
des blocages faciles, des possibilités de réglages très précis, mais cela
impose entretien systématique après chaque emploi, entretien qui sera
déterminant sur la "vie" du coffrage lui-même.
6- Mise en oeuvre des coffrages :
Dans
les ouvrages de maçonnerie courante, le moule qui impose sa forme définitive au
baron coulé est appelé boisage parce que le plus souvent réalisé en bois de
sapin.
Boisage traditionnel :
En
planches jointives non rabotées, ce procédé a fait ses preuves et s'il n'est
guère plus employé que sur les petits chantiers, il présente de nombreux
avantages :
- Il permet de boiser à la
demande selon des cotes prescrites,
- La manutention des planches
peut se passer d'engins de levage,
- La mise en oeuvre ne
nécessite aucun outillage, autre que l'outillage courant du maçon,
- Les planches isolent bien
le béton du froid et de la chaleur qui assure une prise plus régulière,
- Le parement rugueux obtenu
sans bullage facilite l'accrochage de l'enduit éventuel,
- Les planches utilisées
économiquement coûtent bien moins cher que le contre-plaqué, la tôle ou la
matière plastique.
Par contre , il signaler certains
inconvénients :
- Réemploi des planches très
limité (2 à 5 fois),
- Coupes intempestives
entraînant des pertes,
- Stockage et entretien
difficiles,
- Parement strié de balèvres.
Mise en oeuvre :
Le boisage est constitué du moule et
des ouvrages de soutien :
Le
moule est fait de panneaux en planches de 27 mm jointives assemblées par des
raclettes (chutes de planches) au moyen de pointes de 55 mm. On peut aussi
employer des planches de 34 mm ou la volige pour du boisage courbe.
Les
panneaux sont raidis par des chevrons.
Les
éléments de soutien par des chevrons, des bastings ou des madriers.
On
emploiera aussi des accessoires d'assemblage dont le rôle est d'assurer
l'exactitude des cotes, la stabilité et la facilité du démontage : entretoises,
carcans, tiges filetées, clavettes de coffrage.
Boisage à panneaux de bois raboté :
Le bois raboté, assemblé à rainures et
languettes offre toutes les possibilités de coffrage. Il permet l'obtention de
surfaces brutes de décoffrage donnant même un parement décoratif qui peut
comporter les empreintes soit des dessins du bois utilisé (nœuds, fibres) soit
des combinaisons géométriques réalisés par un plan d'appareillage.
Boisage en contre-plaqué :
Il permet d'obtenir un parement brut de
décoffrage qui après un léger ragréage des bulles peut
éviter l'enduit au
mortier.
Cependant,
si le contreplaqué présente l'avantage d'une économie de M.d'O et une grande
facilité d'emploi, il supporte mal les manutentions répétées qui détériorent
rapidement les arêtes
et les angles, rendant difficile le coffrage jointif.
On
emploie soit la qualité C.T.B.O. ou C.T.B.X. suivant le nombre de réemplois
prévus.
On
peut éventuellement employer du contre-plaqué bakélisé, c'est-à-dire ayant reçu
une
imprégnation protectrice.
Les
fibres des plis extérieurs sont à orienter dans le sens perpendiculaire aux
appuis. L'emploi de
pointes est à réduire au minimum.
Le
contre-plaqué permet de réaliser des moules cintrés les rayons de courbure
varient selon les
épaisseurs de plaques et le sens de cintrage.
Boisage en panneaux de
fibre de bois aggloméré :
Sont d'un réemploi plus limité que le
contre-plaqué et nécessitent beaucoup plus de précautions,
mais leur prix
d'achat est inférieur.
Existent
en 2 qualités : dure et extra-dure portant des labels D et ED suivi des chiffres
donnant
l'épaisseur.
Leur
résistance mécanique est nettement
inférieure à celle du contre-plaqué. Leur faible rigidité
oblige
l'emploi d'un support solide et presque continu.
Le plus riche d'avenir, car il possède
des qualités indéniables : légèreté, imputrescibilité, stabilité
dimensionnelle, rapidité de pose et dépose, facilité d'entretien et de
stockage. Par ailleurs, du fait
de leur facilité de moulage les MP se prêtent
particulièrement bien au boisage de formes
compliquées non développables.
La
fabrication de ces coffrages est faite à partir de résine renforcée à la fibre
de verre. La résine
la plus employés est le polyester, la résine époxy présente
des caractéristiques nettement
supérieures, mais son prix en est plus élevé.
Le
coefficient d'élasticité du plastique armé étant très faible, il est nécessaire
pour les
pièces de grandes dimensions de disposer de nombreux raidisseurs en
bois ou en métal afin de
réduire les déformations.
Ces
raidisseurs sont noyés dans le plastique au moment de la fabrication ou bien
collés à
la sous-face du coffrage.
Cependant,
il est peu rentable de fabriquer des coffrages constitués par de grandes
surfaces planes.
Une
solution originale en ce qui concerne le problème du chauffage du béton est de
réaliser
des coffrages isothermes constitués par de la mousse de polyuréthanne
prise en sandwich entre
deux parements en plastique armé.
Le banchage :
Pour permettre une exécution plus
rapide, on peut remplacer le boisage par des banches en bois ou en métal. Les
banches ou encoffrements sont des panneaux mobiles interchangeables,
constituant une sorte de coffrage unitaire, maintenus par des boulons ou des
étriers à un écartement égal à l'épaisseur du mur. Les banches sont déplacées
au fur et à mesure de l'avancement des travaux, réalisé une économie de
matériel sur le chantier. En alternant la fixation des boulons sur les banches,
on facilite le repérage des positions successives.
Les banches en bois :
Elles
sont bien souvent réalisées par l'entreprise en fonction de l'ouvrage à
exécuter et de ce
fait présentent un investissement relativement faible.
L'entretoise filetée peut être
avantageusement remplacés par du fil de fer raidi à l'aide de tendeurs spéciaux
dont la mise en oeuvre est plus aisée et rapide.
Les
dimensions des banches seront tout d'abord limitées par les moyens de levage
dont on
dispose et ensuite par les moyens de raidissement qui devront leur être
appropriés. En effet, il y a
lieu de tenir compte de la poussée latérale
exercée sur les parois cette poussée est variable
suivant le degré de
plasticité du béton, sa masse volumique, le vide de remplissage du moule, le
mode de serrage et la température ambiante.
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